Objectifs de l’interface

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L’interface nationale Antibiorésistance a pour ambition de rendre visible la recherche française autour de l’antibiorésistance, de permettre l’accès à l’ensemble des recherches et informations portées par les alliances de recherche (AllEnvi, Aviesan et Athena), les organismes et instituts de recherche incluant leurs laboratoires et leurs plateformes, les structures et infrastructures financées dans le cadre du Programme d’Investissements d’Avenir, les agences de financement, les actions européennes et internationales, les acteurs du monde industriel (industriels et start-ups), les syndicats des industriels de la santé, sur les essais cliniques et de faciliter et d’assurer la continuité et le partage d’informations émises par les ministères et Santé publique France en charge de la surveillance.

En trois points, il s’agit :

  • d’identifier l’ensemble des forces en présence en recherche fondamentale, environnementale, vétérinaire, clinique et transversale, santé publique, sciences humaines, économiques et sociales, incluant les industriels émergents (PME, ETI) ou non (industriels pharma et vétérinaires) ;
  • d’élaborer et de maintenir une base de données en accès libre et interopérable de tous les acteurs et programmes de recherche financés (public–privé) donnant lieu à des appels à manifestation d’intérêt ou projet sur la résistance ;
  • de regrouper et d’interconnecter le très large éventail de compétences et d’expertises présentes sur le territoire, pour faciliter la coordination d’activités de recherche autour d’actions consensuelles dans une approche “une seule santé” entre acteurs du secteur public et privé et/ou les associations de patients et l’Assurance maladie.

Pour atteindre ces objectifs, l’interface s’articule autour de :

  • une vision globale de l’ensemble des forces de recherche françaises, tous domaines confondus, à travers :
    1. le recensement de l’ensemble des acteurs, des centres et des réseaux impliqués dans la surveillance de l’antibiorésistance, en santé humaine, animale et environnementale ;
    2. la mise à disposition interactive du recensement des forces de recherche françaises (publiques et privées), pour faciliter le renforcement et la création de collaborations entre différents secteurs ;
    3. la représentation relationnelle des grands champs d’expertise de recherche publique et privée du territoire, ainsi que l’ensemble de leurs collaborations entre équipes européennes et internationales, issue de la création d’une base de données bibliométrique. La mise à jour annuelle de cette cartographie ajoutera également un aperçu évolutif des activités de recherche ;
  • une veille scientifique des grandes avancées et ruptures de connaissance dans le domaine de l’antibiorésistance ;
  • l’affichage de divers évènements (formations, séminaires, conférences), des études en préparation, en cours ou terminées, des brevets et des appels à projets sur un site unique, pour faciliter le partage d’informations, le renforcement des compétences et la mutualisation des connaissances des membres du réseau ;
  • la possibilité d’une alimentation automatique des déposants selon une approche intégrée à leur propre processus de gestion des contacts et des projets ;
  • la sauvegarde mutualisée et sécurisée des données.

TIMELINE

Pour donner une vision dynamique et évolutive des recherches et actions engagées sur le sujet de l’antibiorésistance, un résumé chronologique des principales initiatives nationales , internationales, et internationales avec l’implication française, à partir du janvier 2012 jusqu’à aujourd’hui, est mis à disposition. Ces actions mettent en évidence une accélération de la prise de conscience sur l’antibiorésistance au niveau français et international, en commençant par le lancement du JPI-AMR (Joint Programming Initiative on Antimicrobial Resistance) par la Commission Européenne en 2012, impliquant maintenant 28 pays membres (dont la France) pour le financement et la coordination de la recherche. En France, le rapport Carlet publié en 2015, présentant les principales recommandations visant à réduire la consommation d’antibiotiques, représente la première étape d’un parcours national de mobilisation et d’actions pour faire face à la problématique de l’antibiorésistance.